
L’association TASUTA
Maintenant gère par un groupe d’étudiants, chaque année peaufine un programme riche et varie, non pas pour distraire les immigrés qui reviennent passer leurs vacances au bled, mais aussi pour ce qui reste pendant
l’hiver.
Elle a été créée le 26/08/1993, par BEKKOU ABDELAH, ( Actuellement au soudan) sous le nom TASUTA (Génération).
Depuis, de génération en génération, des hauts et des bas, de nouveaux projets ont vu le jour, le pavement des artères du village, la bibliothèque, la crèche , cours de soutien (gratuit bien sur), des quêtes pour aider les personnes en difficulté, des tournois de football en hommage aux Anciens, et aussi la fête de circoncision pour les petits du village suivi du gala artistique..

Par délégation, elle se déchargeait de l’exercice de ces pouvoirs sur un chef de l’exécutif appelé, suivant les régions, lamin (homme de confiance), Amokrane (ancien, dignitaire), élu par tous les citoyens majeurs réunis en assemblée plénière. Il présidait le comite de village, assurait la mise en application de ses décisions et préparait les affaires à lui soumettre. Il était assisté dans ses fonctions par un oukil et des tamen (représentant de chaque famille).
L’oukil, généralement recruté au sein du parti hostile à celui du lamin, gérait la caisse publique et contrôlait les agissements du chef de l’exécutif. Les tamen (mandataires) étaient désignés par les fractions du village pour les représenter dans les réunions restreintes et faire appliquer les décisions de l’assemblée, qui étaient prises en réunion plénière après des débats où tout citoyen, sans distinction de condition sociale, pouvait émettre et défendre ses opinions sur tel ou tel problème, proposer des solutions, voire s’opposer à l’exécutif.
La continuité de cette organisation politico administrative était assurée par des lois ancestrales, sortes de chartes dont certaines dispositions fondamentales doivent remonter aux temps les plus reculés. Bien que non écrits, ils représentaient l’autorité matérielle la plus élevée et prenaient le pas sur la religion même.
De ce fait, l’imam du village est souvent recruté dans un autre village pour qu’il ne puisse pas s’ingérer dans les affaires du village où il fait office de religieux


